Notre philosophie
Nemesis, mais qui est donc cette Déesse
grecque ? Déesse de la vengeance divine ? Est-ce possible ? Pourquoi
un tel nom pour une école ?
Notre vie est influencée par des flux
continus d’images. La télévision, Internet et bien d’autres
médias nous abreuvent d’informations si rapidement que nous ne
sommes plus capables de contrôler la source de chaque message.
Prenons-nous le temps de déceler ce
qui n’est pas visible au premier coup d’oeil ? Avons-nous encore
le réflexe de ne pas absorber sans conditions ce qui nous est livré
? Cherchons-nous enfin à nous interroger, à douter, ou à découvrir
l’authenticité de ce qui se cache derrière les images reçues ?
« interroger la source
même du mot »
Trop souvent, ces images ne sont que
les pâles reflets des choses que nous percevons, des individus que
nous évaluons. Nous prenons alors le risque de nous tromper
sévèrement dans notre façon d’estimer les situations. Par
exemple, Nemesis, Déesse grecque, est décrite par Homère comme un
sentiment d’honnêteté, une volonté de faire les choses
conformément à la morale, à ce qui est juste.
Puis, à travers les époques, le sens
de Nemesis se transforme jusqu’à se voir réduit à l’unique
expression de la vengeance divine. Hier, salutaire, aujourd’hui
vindicative, la Déesse affiche deux visages distincts dont le
Larousse n’a retenu que le plus pessimiste. Et pourtant, comprendre
le pourquoi de ce changement d’images à travers les âges, voilà
une démarche scientifique qui a pour but d’interroger la source
même du mot.
« Prenons le temps d’écouter,
d’analyser les symptômes. Ne les acceptons plus comme une fatalité »
Dans le prolongement, toute personne
mérite que l’on s’intéresse d’abord à la base de son
évolution, à ce qui constitue son originalité, sa force, son
identité, en bref son unicité. Le choix porté sur ce mot «
Nemesis » traduit ainsi notre philosophie. Elle s’inscrit dans le
respect d’une démarche scientifique fondée sur l’écoute des
besoins réels et uniques de chacun. Alors, lorsque des problèmes
scolaires surgissent, il devient nécessaire d’offrir une écoute
pertinente à l’élève. Un diagnostic complet nécessite
l’intervention de points de vue différents sur les symptômes,
afin d’éviter le jugement réflexe : « Il ne travaille pas ! Nous
ne pouvons plus l’aider.» Même si certaines difficultés
scolaires sont liées au manque de travail, elles demeurent peu
fréquentes et simples à corriger. Mais pour les autres, que faire ?
Prenons le temps d’écouter,
d’analyser les symptômes, de nous intéresser aux causes des
difficultés. Ne les acceptons plus comme une fatalité, et,
finalement, proposons une solution adéquate à l’élève. Nous le
plaçons ainsi au centre de nos préoccupations pour le conduire vers
la voie de la performance et de l’autonomie.
Juan
Pedro Iglesias Lemos (Directeur) et Jean-Jacques Martin (C.E.O)
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